Les Dentelles du Cygne par Charles

Un objet magnifique dans le ciel de l’été : Les Dentelles du Cygne.

Les Dentelles du Cygne - Photo Charles Aubert

Les Dentelles du Cygne – Photo Charles Aubert

Les Dentelles du Cygne forment un rémanent de supernova dont l’explosion remonterait à une dizaine de milliers d’années. Elles se situent dans la constellation du Cygne.

Le nom normalisé de ce rémanent est SNR G074.0-08.6, qui est quelquefois également appelé boucle du Cygne, terme issu de la traduction littérale de son nom anglais (Cygnus Loop).

Cet objet est très vaste (une dizaine de degrés carrés) et très morcelé, notamment dans le domaine visible. Il n’a reçu que récemment une désignation qui s’applique à l’objet tout entier. On retrouve notamment les Dentelles du Cygne dans le catalogue Sharpless sous la désignation de Sh2-103.

Pour effectuer cette prise, j’ai du faire une mosaïque de 4 champs. L’image a été réalisée sur le mois de juin et juillet 2016. Elle a nécessité 6 heures de poses (pose individuelle de 20mn) pour chaque champ soit un total de 24h (en réalité j’ai posé plus mais je n’ai pas pu conserver l’ensemble des photos) avec des filtres à bandes étroites soit dans les longueurs d’ondes du Soufre, de l’H alpha et d’Oxygène.
Ces images ont ensuite été assemblées pour former cette mosaïque et les différents filtres pour donner la couleur Soufre = Rouge H alpha (hydrogène ionisé) = Vert et Oxygène = Bleu
De nombreux traitements ont été nécessaires pour lisser le fond de ciel qui n’était pas uniforme du fait des conditions de prises de vue qui ont variées d’une nuit sur l’autre (Température, humidité, clarté, objet n’étant pas à la même hauteur dans le ciel au fil du temps etc.) Le but étant de faire ressortir au maximum les filaments.

Donc si vous aves la chances de lever les yeux au ciel (pas pour pester) et à travers un bon télescope et un filtre Oxygène 3 par exemple vous pourrez distinguer ces filaments (en noir et blanc). C’est assez spectaculaire.

Détection des ondes gravitationnelles

Le 11 février, à 16h30, les collaborations Ligo et Virgo ont annoncé avoir détecté des ondes gravitationnelles, un siècle après leur description par Einstein. C’est un double coup de maître : en détectant pour la première fois ces ondes, les chercheurs ont également observé la première collision entre deux trous noirs. Une nouvelle fenêtre s’ouvre sur l’Univers.

Pour en savoir plus, dossier et article complet sur la page du « journal du CNRS »

https://lejournal.cnrs.fr/articles/a-detecte-des-ondes-gravitationnelles

Sources et donc remerciements au CNRS

Actualité > Gravity : un nouvel instrument pour étudier les trous noirs

Source : Actualité > Gravity : un nouvel instrument pour étudier les trous noirs

Merci à Rémy Decourt de  Futura-sciences.com

La future machine à étudier les trous noirs a été testée avec succès. Gravity, le dernier-né des instruments du VLTI, au Chili, vient de produire en effet ses « premières lumières », comme disent les astronomes. Réalisant de l’interférométrie en infrarouge, il représente une avancée technique considérable. Le trou noir supermassif de la Voie lactée pourra grâce à lui être analysé comme jamais. Guy Perrin, astronome et vice-président de l’Observatoire de Paris, nous décrit cet instrument unique au monde.

Cette première lumière est « l’aboutissement d’un projet démarré en 2005, auquel participent plus de cent chercheurs, ingénieurs et techniciens, dont plus d’un quart issus d’équipes françaises » explique Guy Perrin, astronome et vice-président de l’Observatoire de Paris. Et l’investissement en vaut la chandelle car l’objectif qui a justifié sa réalisation, « c’est l’observation du trou noir supermassif, surnommé Sagittarius A* ou Sgr A*, qui occupe le cœur de la Voie lactée, notre galaxie ».

Cet instrument, financé par l’Eso, est installé dans le laboratoire du VLTI, c’est-à-dire du mode interférométrique du Very Large Telesope, au Chili.

Suite de l’article et plus d’infos sur le site « www.futura-sciences.com« 

Le Flash et la Galaxie – APOD

Le Flash et la Galaxie : Mercredi 2 septembre 2015.

Ce personnage lance-t-il des éclairs ? Que nenni ! en dépit des apparences, il ne fait que pointer un flash Iridium. Ces flashs sont dus à la réflexion momentanée de la lumière solaire sur des satellites de télécommunication en orbite terrestre. Ce sont plus précisément les antennes de ces satellites, très réfléchissantes, qui engendrent ces flashs très brillants quand elles renvoient la lumière du Soleil en direction de lobservateur. Les flashs Iridium durent typiquement plusieurs secondes, soit bien plus longtemps que la plupart des étoiles filantes. Contrairement à ces dernières, ils sont également symétriques et prévisibles individuellement. On pouvait par exemple savoir à lavance que ce flash allait être produit par le satellite Iridium 15 au-dessus de lEstonie la semaine passée, ce qui a permis cette mise en scène, avec ce personnage se tenant là où en arrière plan la bande centrale de notre Voie lactée se dresse verticalement.

Source : Le Flash et la Galaxie – Limage dastronomie du jour – APOD

Merci également au site cidehom.com

La comète Tchouri, un concentré glacé de germes de vie

Tchouri réservait une plus grande surprise encore. Il apparaît que son noyau est un concentré de molécules organiques. Dans le nuage de poussières soulevé par le premier contact de Philae avec le sol ont été trouvées seize de ces molécules, dont quatre (isocyanate de méthyle, acétone, propionaldéhyde et acétamide) n’avaient jamais été détectées sur une comète. Or, il s’agit de précurseurs de composés plus complexes (sucres, acides aminés, bases de l’ADN…) qui constituent les briques élémentaires du vivant.Les comètes, en quasi-permanence congelées et donc dépourvues d’eau liquide, n’abritent évidemment aucune vie. Mais cette découverte conforte l’hypothèse que de la matière organique venue des comètes ait ensemencé les océans terrestres lors de bombardements de notre planète par ces astres. Un – gros – bémol toutefois : l’éventuelle présence de composés organiques complexes sur Tchouri n’a pu être confirmée par les premières analyses.Ce qui est sûr, souligne Jean-Pierre Bibring, c’est que « le noyau cométaire est très riche en composés carbonés, qui ne se présentent pas sous la forme de petites molécules piégées dans la glace, comme on le pensait jusqu’à présent, mais de grains suffisamment gros pour résister à un voyage dans l’espace ». Et donc pour avoir pu féconder les océans terrestres. « Le système solaire, ajoute Nicolas Altobelli, est une machine à fabriquer et transporter de la matière organique, et les premiers résultats de Philae nous donnent un aperçu des processus chimiques précurseurs de l’apparition de la vie. »

Article du « Monde » 30/07/2015 – Remerciements

Source : La comète Tchouri, un concentré glacé de germes de vie

Y a-t-il de la vie sur la petite lune Encelade ? – L’Obs

On savait déjà que ce satellite de Saturne possédait un océan. Deux études révèlent qu’elle a aussi une activité hydrothermale, ce qui la rendrait propice à la vie.

Encelade n’est pas la lune la plus remarquable du système solaire. Ni, de loin, la plus grosse. Cette petite boule de roc de 500 kilomètres de diamètre est dix fois plus petite que Titan, qui tourne elle aussi autour de Saturne, et environ sept fois plus petite que notre bonne vieille Lune.

Pourtant, Encelade est remarquable. Depuis un an, on sait qu’elle possède un océan de dix kilomètres de profondeur, sous une surface de quelques 30 à 40 kilomètres de glace.

Aujourd’hui, Encelade revient sur le devant de la scène avec deux études internationales qui lui sont consacrées, et qui révèlent que cette lune lointaine réunirait les conditions nécessaires à l’apparition de la vie. Non seulement elle aurait de l’eau, en grandes quantités, mais elle aurait aussi de l’eau chaude : une activité hydrothermale, qui sur Terre donne naissance à un écosystème spécifique. Selon certaines théories, ce serait même dans des sources hydrothermales que la vie serait apparue sur notre planète.

Mieux encore, on aurait détecté la présence de méthane, qui est un indicateur possible de la présence de vie (même si ce n’est pas la seule source possible pour ce gaz).

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